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Uber& Co, une aberration du capitalisme Dans une économie de marché, les sociétés les plus rentables sont supposées prospérer, alors que celles qui se révèlent incapables de créer des richesses sont censées disparaître. Il existe pourtant une stupéfiante exception à cette logique : Uber. Aux États-Unis, la part de marché d'Uber est d’environ 70% ; l'entreprise est présente dans plus de 630 villes dans le monde, avec plus d’un million et demi de chauffeurs et un cumul de plus de 1,5 milliard de courses. Pourtant, Uber vient de Publi des résultats absolument catastrophiques. Uber continue de subir des pertes colossales. Pourtant, cela n’a pas empêché le Japonais Softbank de continuer à mettre de l’argent et qui s’ajoutent aux douze milliards déjà levés depuis la création de l’entreprise en 2009. Des pertes sans équivalent Bien entendu, les financiers soulignent que la valeur d’une entreprise correspond à l’actualisation de ses gains futurs et que si l’on suppose qu’Uber sera profitable un jour, on peut tout à fait accepter qu’elle ne le soit pas aujourd’hui : il suffit d’attendre que les bénéfices à venir viennent compenser les pertes accumulées. Tout gestionnaire comprend aisément qu’une entreprise comme UBER a un problème structurel de modèle économique. Au passage, comment fait Uber pour perdre autant d’argent ? Après tout, son modèle économique est fondé sur la commission et la délocalisation de la responsabilité salariale sur le chauffeur lui-même. Dans ces conditions, comment est-il possible d’être déficitaire ? En fait, face à ses nombreux concurrents (le Chinois Didi, l’Américain Lyft, l’Indien Ola ou le Singapourien Grab), Uber cherche à tirer son épingle du jeu, par conséquent, il est indispensable pour Uber d’acheter de la part de marché, à n’importe quel prix, afin d’être le plus gros et de le rester. Alors que le fondateur d’Uber a été écarté, après une série de scandales, que certaines villes comme Londres ont retiré leur agrément, que l’Europe a décidé que la réglementation sur les transports devait s’appliquer, ou que la France a imposé une qualification plus exigeante pour les chauffeurs, on peut légitimement se demander combien de temps cette caricature de capitalisme peut encore faire illusion. Et ce n’est certainement pas le projet de remplacer les chauffeurs par des voitures autonomes qui peut rassurer sur son avenir.

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